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1981 – En voiture pour un voyage mythique à travers
l’espace et le temps ! – 329 p. - ISBN :
- environ 10 €
Résumé :
Ce livre est conçu un peu comme une machine à voyager à travers
le temps. Mais cette machine est un peu folle et saute d’une époque à l’autre,
d’un endroit à l’autres, d’une manière
entièrement aléatoire. Ainsi, on assiste à la
traversée de la Manche en compagnie de Guillaume le
Conquérant (en 1066) ; on participe à un
match de Soule (l’ancêtre du Rugby) ; on
assiste à une étrange présentation du
Parlement de Normandie, à Rouen, sans pouvoir déterminer
la part du rêve et celle de la vérité ;
on se retrouve en pleine bataille de Barfleur, un soir de
mai 1692,… etc. Ce sont ainsi quelque trente nouvelles
qui nous entraînent dans ce voyage à travers
l’espace et le temps. Depuis, BR a écrit près
d’une trentaine de nouvelles supplémentaires
qui pourront faire l’objet d’un nouveau livre.
Extrait :
Extrait de «1000 ans sous les pommiers» dans «les
bons frometons de
Gournay»
Un jour, rentrant de chevauchée, il m'arriva
de déboucher dans la
forêt tout près d'une chaumière que je ne connaissais pas.
La fatigue
et la faim m'entraînèrent vers cette demeure modeste qui me semblait
comme enchâssée dans son cocon de verdure.
La chaumière était proprette et jolie
; une maisonnette avenante qui,à elle seule, accueillait le visiteur
en lui offrant le meilleur de son cœur.
C'est ainsi que je sautai de mon cheval pour aller
cogner à l'huis.
Mais, quand celui-ci s'ouvrit, le cœur me manqua. Je restai là plusieurs instants, émerveillé, avant de songer à reprendre
possession
de mes sens.
Quelle adorable blondinette était l'hôtesse
! Avec ses joues toutes
roses, son regard de pervenche, avec ses lèvres carminées
par l'air vif
du matin et ses longues tresses de paille fraîche et dorée, sûrement,
c'était la plus délicieuse mignonnette qu'oncques ne vit
jamais dans la
contrée.
Il me faut bien l'avouer, j'en tombai amoureux dans
l'instant.
- Noble sire, asseyez-vous céans
!
À peine étais-je entré que la
gentillette m'avait débarrassé de mon
manteau. Un amoncellement de victuailles apparut ensuite sur la table,
tout autour de moi.
Il y avait de la fée là-dedans.
- Comment t'appelles-tu, mignonne ?
-
On me nomme Guillemette, Messire, pour vous servir.
-
Voilà un bien joli nom ! Et qui s'accorde
avec ton sourire à la
perfection.
- Sans
doute venez-vous du château ?
-
Tu l'as dit, Guillemette ! Je suis Osbern, l'écuyer
de Messire
Hugues.
Guillemette s'empressa auprès
de moi avec une grosse miche de pain, du
beurre et un fromage magnifique. Mais je vis bien, en soupirant,
que
cette amabilité lui était coutumière.
- Prenez donc de ce frometon ! Je l'ai fait le mois
passé avec le lait
de mes vachelettes. Vous m'en direz des nouvelles
!
Qu'il était délicieux, le fromage de
Guillemette ; aussi tendre et
savoureux que devait être l'âme de la jeune
fille ! Et tandis que j'avalais cette onctueuse mangeaille,
je dévorais du regard celle qui
l'avait faite.
La petite rouée s'en rendit compte et baissa
ses beaux doux yeux
tandis que je vis ses joues rosir un peu plus que de
naturel.
Illustrations :

Page de couverture, Jacques Sourd
Editeur :
Editions Charles Corlet.
Diffusion :
Livre épuisé. Tiré à 5000 exemplaires,
il a été épuisé en deux ans et
c’est désormais quasiment un « collector ».
On en trouve quelques rares exemplaires chez les bouquinistes
ou dans les sites de ventes d’occasion en ligne.
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